En pleine préparation pour la sélection des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, Alexia Richard, 23 ans, beach volleyeuse de haut-niveau, nous a partagé son parcours sportif ainsi que son quotidien, sa détermination et ses concessions pour vivre de sa passion.

 

Le Crédit Agricole Toulouse 31 : Bonjour Alexia. Depuis quand êtes-vous sportive de haut-niveau ?

Alexia Richard : Tout a commencé à l’âge de 8 ans. Je ne jouais pas au beach volley à cette époque mais au tennis. Je faisais d’ailleurs partie de l’Équipe de France. Fille de militaire, je m’entraînais l’hiver à Djibouti ou à Dakar au Sénégal et je participais, l’été, aux compétitions françaises.

Quelques années plus tard, j’ai rangé ma raquette pour me lancer dans l’athlétisme et notamment le lancer de javelot et la course.

Puis un jour, à 13 ans, j’ai remplacé par hasard une joueuse de l’équipe de volley. Des sélectionneurs m’ont repérée et m’ont proposé de passer des tests. J’ai intégré le pôle de Boulouris et c’est ainsi que ma carrière de volleyeuse a démarré.

C’est pendant que j’évoluais au sein de ce club que David Martin, coach de l’Équipe de France cadette de beach volley, m’a recrutée pour rejoindre l’équipe. C’était il y a déjà 6 ans. Aujourd’hui, je suis toujours aux côtés de mon entraîneur et nous avons atteint le niveau Top World.

 

CAT31 : Pourquoi avoir choisi le beach volley ?

A.R. : Plus exigeant que le volley à 6, le beach volley m’a beaucoup plu. Un match se déroule à deux, sans aucun remplacement et sans coaching. Du coup, les efforts physiques et mentaux sont bien plus élevés.

Ce format me rappelait celui du tennis. La balle va obligatoirement passer par moi. Que je perde ou que je gagne, je suis responsable.

Dans ce sport, j’ai découvert l’importance d’un binôme. La confiance qui se crée avec sa coéquipière est un atout indispensable. J’évolue depuis plus de 5 ans avec Lezana Placette. Plus qu’une partenaire, c’est une amie que j’ai trouvée. Ce lien fort qui nous unit est important pour remporter la victoire. On se réveille, on s’entraîne, on mange et on s’entraîne à nouveau ensemble… et on recommence le lendemain. Il vaut mieux être complices et être soudées pour espérer gagner parmi les meilleures.

CAT31 : Quelles sont les concessions pour atteindre un tel niveau ?

 A.R. : Le plus difficile, c’est le régime strict que je dois suivre. Quand des amis m’invitent au restaurant ou pour boire un verre, je passe pour les saluer mais je ne traîne pas. Pour atteindre un niveau Top World, l’alimentation est un point important. D’un point de vue extérieur, les 33 heures d’entrainements hebdomadaires en sont également une.

Mais les compromis nécessaires pour atteindre un tel niveau ne sont rien comparés à la chance que j’ai de vivre de ma passion, de voyager tout autour du monde et de participer aux Jeux Olympiques.

 

CAT31 : Quels sont vos projets à venir ?

 A.R. : Nous sommes actuellement à Tenerife pour nous préparer aux sélections des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Nous avons pour objectif de décrocher cette qualification. Nous avons également de grands espoirs pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Jouer au beach volley sous la Tour Eiffel, c’est une pression très positive !

En complément, je souhaite développer le beach volley en Haute-Garonne et en Occitanie. Je vais prochainement coacher des jeunes, poussins, de 8 à 10 ans. Au sein du club de Grenade, je vais donner des conseils, et transmettre ce que j’ai pu apprendre à cette nouvelle génération. C’est important pour moi d’être un modèle pour les plus jeunes.

 

CAT31 : Quelles sont les valeurs importantes dans la pratique d’un sport ? 

A.R. : La première, c’est la passion. Il n’est pas possible de faire du sport de haut niveau sans passion. C’est ce qui rythme ta vie.

La deuxième, c’est la détermination. C’est important de se lever tous les matins et de se donner à fond lors de son entrainement ou de faire attention à son alimentation. Puis, lors d’un match, 60% de la partie se joue sur le mental.

La troisième, c’est la combativité, la soif de gagner… c’est ce qui nous anime.

 

CAT31 : Comment la Fondation du Crédit Agricole Toulouse 31 vous a-t-elle accompagné ? 

 A.R. : La Fédération de beach volley participe financièrement. Elle prend généralement en charge les vols et les logements. Certaines Fédérations n’accompagnent pas ses sportifs. Je m’estime donc chanceuse d’avoir ce soutien.

Ce qui est difficile pour moi, c’est que j’ai fait le choix de poursuivre mon Master en école de commerce. Malgré mes économies, je ne peux pas payer mes études et mon équipement qui ont un coût élevé. Par exemple, une paire de lunettes haut-de-gammes coûte 350 €.

J’avais besoin d’être accompagnée par une structure capable de comprendre mes besoins et les enjeux. C’est l’entraîneur du club de Grenade, Laurent Cassi, qui m’a conseillée de monter un dossier pour être soutenue par la Fondation du Crédit Agricole Toulouse 31. En tant que banque mutualiste, sa Fondation soutient les initiatives en faveur du territoire.

De plus, j’ai entendu parler du label « Sport comme École de la Vie » du Crédit Agricole. Il cherche à développer le sport au sein de la société.

C’est tout naturellement que la Fondation m’a soutenue à hauteur de 2000 €. Je pourrais ainsi m’acheter tout mon équipement nécessaire pour évoluer dans ma discipline.

CAT31 : Merci beaucoup Alexia pour ce témoignage inspirant.

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Le palmarès 2019 d’Alexia Richard

  • 5e Edmonton – Canada
  • 9e Championnat d’Europe senior à Moscou – Russie

 

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