Notre banque coopérative est née d’une volonté : soutenir les agriculteurs. Et aujourd’hui, plus que jamais, c’est notre fierté. Merci à ceux qui œuvrent sans relâche pour accomplir cette mission essentielle : toujours mieux nourrir la France.

Pour ce premier portrait, nous faisons la connaissance de Clément ORTET, jeune éleveur caprin installé en janvier 2020. Une rencontre avec un éleveur passionné aux pieds des Pyrénées.

 

Pourquoi avoir choisi le métier d’agriculteur ?

Je n’ai pas vraiment le souvenir du jour où je me suis dit : « je veux devenir agriculteur », je pense que cela a toujours été une évidence. J’aime les animaux et travailler à leur contact, cela était donc naturel pour moi d’en faire mon métier.

Quelles formations as-tu suivies pour devenir agriculteur ?

J’ai un cursus assez classique. J’ai fait un Bac S option biologie-écologie et j’ai continué sur un BTSA ACSE (Analyse Conduite et Stratégie de l’Entreprise). Cette formation m’a permis d’avoir les connaissances pour être chef d’exploitation.

Quelles démarches as-tu réalisées pour t’installer ?

Je me suis lancé en élevage de chèvres laitières en début d’année 2020. Cela a été facilité par une installation en CUMA car je n’ai eu aucun matériel à acheter pour me lancer et c’est très appréciable ! J’ai aussi eu la chance d’hériter du bâtiment d’élevage. Je n’avais plus qu’à poser mes valises et démarrer !

Mon parcours DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs) se terminera en 2024.

Pourquoi as-tu choisi l’élevage de chèvres ?

La tradition familiale aurait voulu que j’élève des vaches laitières mais j’ai choisi une autre voie. J’ai décidé de me lancer dans l’élevage de chèvres laitières car ça demande moins d’investissement financier et puis c’est plus viable pour les petites structures comme la mienne. En ce moment, la production de lait de chèvre est porteuse. Il y a beaucoup de demande, notamment pour la production de fromage. Pour moi c’était le bon créneau. L’avenir me dira si j’ai fait le bon choix.

Quel est ton rythme de travail ? Comment s’organise tes journées ?

Mes journées de travail débutent vers 6h30-7h30 à la chèvrerie. Je commence par 1h de traite en moyenne puis je m’occupe de mes 120 chèvres et 12 boucs : alimentation et soins divers. Je vais ensuite m’occuper des jeunes chevrettes. Cela me permet de passer environ deux heures avec mes animaux.

La fin de matinée est le moment pendant lequel je me consacre aux tâches administratives.

Vers midi, je retourne auprès de mes chèvres pour les nourrir et de mes chevrettes pour la tétée du midi. Je réitère cette opération le soir vers 18h30-19h en ajoutant la traite. En résumé, je nourris mes chèvres et chevrettes, trois fois par jour .

Je produis une grande partie de l’alimentation de mes animaux. J’ai 12ha de foin chez moi, (j’achète également d’autres fourrages sur pied comme de la luzerne) et 13 ha de cultures dont 6 ha de maïs pour l’alimentation de mes chèvres. Cela me permet de savoir ce qu’elles mangent, ce qui est très important pour moi.

J’ai choisi de désaisonner les mises bas sur mon exploitation ; mes chèvres mettent bas en septembre pour une production de lait de septembre à juin. Les chèvres sont des animaux de « jours courts » c’est-à-dire qu’elles mettent normalement bas aux alentours de février pour une production de lait jusqu’à décembre.

Maintenant que tu es installé, as-tu de nouveaux projets ?

A court terme j’aimerais augmenter mon cheptel, en passant de 120 à 200 chèvres. Cela me permettrait d’atteindre 160 000 litres de lait par an. Je garde donc toutes les chevrettes qui naissent chez moi afin d’augmenter régulièrement mon troupeau.

J’aimerais aussi faire du séchage en grange pour mon foin. Le séchage en grange offre une qualité optimale et donc du lait.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui veut s’installer ?

Je lui dirais d’aller voir différents types d’exploitations ; de se faire aider et accompagner. C’est important d’aller voir les différents acteurs de son secteur, notamment les coopératives telles que les CUMA, pour réduire les charges et faire des exploitations relativement viables et vivables. Personnellement, je lui conseillerais de foncer mais de commencer les démarches administratives au plus tôt. Enfin, je lui recommanderais de s’installer jeune, et d’aller chez JA !

Pourquoi as-tu adhéré au JA31 ?

Ce sont des amis de mon canton (Canton de Salies) qui m’ont incité à adhérer pour le côté convivial et festif du syndicat. Depuis, je me suis vite pris au jeu du syndicalisme !

Qu’est-ce que JA t’apporte au quotidien ?

Beaucoup de rencontres et d’informations autour du monde agricole. Cela me permet d’avoir une vision plus large de l’agriculture du département.

Quels sujets syndicaux te touchent plus particulièrement ?

Les sujets d’élevage bien sûr et les problématiques spécifiques au sud du département.

Pourquoi avoir choisi le Crédit Agricole Toulouse 31 comme partenaire bancaire ?

Par confiance, c’est une banque avec laquelle nous travaillons depuis trois générations dans ma famille.

Qu’est-ce que le Crédit Agricole Toulouse 31 t’a apporté dans ton projet ?

Le Crédit Agricole m’a permis d’accéder à des bons taux lors du financement de mes investissements prévus dans le plan d’entreprise lors de ma demande de DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs). Grâce à cela j’ai pu financer la salle de traite, le silo, l’achat de matériel et l’aménagement de mon bâtiment.

Pour toi, à quoi ressemblera l’agriculture de demain ?

L’agriculture tend vers une diversification, peut être excessive parfois. Cette diversité est très bien pour les consommateurs mais elle ne favorise pas l’entraide entre les agriculteurs. La Haute-Garonne est un département avec des cultures très diversifiées en fonction des territoires et ce n’est pas toujours facile de se comprendre entre nous.