Vos pensions sont susceptibles de progresser en 2019 : la moitié des personnes concernées par l’augmentation intervenue le 1er janvier 2018 vont bénéficier de sa suppression.

Retraité, vous vous demandez si vous serez éligible à l’annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), pour obtenir une progression du montant net de vos pensions ? Cette mesure figure dans loi n° 2018-1213 du 24 décembre 2018 portant mesures d’urgence économiques et sociales (article 3) qui met en œuvre les annonces que le président de la République a faites en réaction au conflit des « gilets jaunes ».

La moitié des retraités qui avaient été concernés par l’augmentation de la CSG intervenue le 1er janvier 2018, vont ainsi bénéficier des nouvelles règles qui entreront en vigueur en juillet prochain mais avec effet rétroactif au 1er janvier 2019.

Les seuils à connaître

Votre revenu fiscal de référence (RFR), inscrit dans votre avis d’impôt ou de situation déclarative, ne doit pas dépasser certains plafonds : 1 part (personne seule), montant du revenu fiscal de référence entre 14 548 et 22 579 € ; 1,5 part (personne seule titulaire d’une carte mobilité portant la mention « invalidité » ou d’une pension pour une invalidité d’au moins 40 %, etc.), montant du revenu fiscal de référence entre 18 432 et 28 607 € ; 2 parts (couple soumis à imposition commune, etc.), montant du revenu fiscal de référence entre 22 316 et 34 635 € ; 2,5 parts (couple soumis à imposition commune ayant 1 enfant à charge, etc.), montant du revenu fiscal de référence entre 26 200 et 40 663 € ; 3 parts (couple soumis à imposition commune ayant 2 enfants à charge, etc.), montant du revenu fiscal de référence entre 30 086 et 46 691 €. Toute demi-part additionnelle permet de relever de 3 884 € le seuil plancher, de 6 028 € le plafond.

Par exemple, pour un retraité vivant seul avec un revenu fiscal de référence inférieur à 22 579 € par an, le taux de CSG repassera à 6,6 %, comme c’était le cas avant 2018. Au-dessus de ce seuil, c’est toujours le taux maximal de 8,3 % qui s’appliquera. De même, le retraité vivant seul qui déclare moins de 14 548 € de revenu annuel continuera à bénéficier du taux réduit de 3,8 %.

© Timour Aggiouri – Dossier Familial – janvier 2019