Vous souhaitez souscrire un prêt à taux zéro (PTZ) pour l’achat d’une maison neuve dans une zone rurale ou une petite ville ? Depuis le 1er janvier 2018, il ne peut financer que 20 % maximum du projet immobilier dans les zones B2 et C.

Le prêt à taux zéro (PTZ) est un prêt sans intérêts accordé sous conditions de ressources pour compléter un crédit immobilier classique et aider les ménages à devenir propriétaires de leur résidence principale. S’il est maintenu en 2018 et 2019 dans les zones rurales et les villes moyennes, les conditions pour en bénéficier viennent d’être restreintes, comme le précisent un décret et deux arrêtés publiés le 31 décembre au Journal officiel.

Le PTZ dans le neuf : la part financée réduite à 20 % dans les zones B2 et C

Depuis le 1er janvier 2018, pour l’acquisition d’un logement neuf dans les zones les plus tendues en matière de logements – les zones A et B1 où la demande est largement supérieure à l’offre –, la part maximum du coût de l’opération couverte par le PTZ reste fixée à 40 %, tandis qu’elle est abaissée à 20 % dans les zones rurales et les villes moyennes (zones B2 et C, les moins tendues en logement).

À partir de 2020, seuls les ménages achetant un logement dans une grande agglomération pourront bénéficier d’un PTZ dans le neuf. Or, aujourd’hui, environ 60 % des PTZ dans l’immobilier neuf bénéficient à l’achat de logements en zones B2 et C.

Le PTZ dans l’ancien se concentre sur les zones B2 et C

Par ailleurs, le décret du 30 décembre recentre le PTZ pour l’achat d’un logement ancien sur les zones B2 et C. Son montant peut représenter jusqu’à 40 % du coût à condition que l’acquéreur effectue dans un délai de 3 ans des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération.

En revanche, dans les grandes agglomérations, il n’est plus possible de souscrire un PTZ pour l’achat d’un logement ancien. Enfin, quelle que soit la zone, le prêt peut représenter au maximum 10 % du montant de l’acquisition d’un logement ancien du parc social cédé à ses occupants.

Pour savoir dans quelle zone se situe votre commune, accédez au simulateur en ligne du service public.

Les conditions d’octroi d’un PTZ

Pour rappel, le PTZ est accordé sous conditions de ressources aux primo-accédants (ceux qui vont devenir propriétaires pour la première fois). Pour en bénéficier, les ressources ne doivent pas excéder un plafond qui varie selon la localisation du logement et la composition du foyer.

Les plafonds de revenus à respecter pour obtenir un PTZ concernent les revenus fiscaux de référence de l’année N-2, soit ceux de 2016 pour une demande en 2018.

Le montant du PTZ est égal à une quotité (pourcentage) du coût total de l’opération retenue dans la limite d’un plafond.

Par exemple, pour un couple avec 2 enfants (soit 4 occupants) qui achète un logement neuf en 2018 dans la zone B2, le montant de l’opération pris en compte pour le calcul du PTZ est plafonné à 220 000 €. Le montant maximum du PTZ sera de 44 000 €  (220 000 x 20 %).

La durée totale du prêt est de 20 ans, 22 ans ou 25 ans. Il est constitué d’une période de différé d’une durée de 5 à 15 ans, durant laquelle le ménage ne paie aucune mensualité sur son PTZ.

À noter que votre conseiller bancaire pourra vous informer et monter votre dossier PTZ qui viendra souvent en complément d’un prêt immobilier classique.

Pour en savoir plus

© Sarah Corbeel – Dossier Familial – février 2018