L’Assurance des Prairies de Pacifica s’enrichit d’une garantie complémentaire destinée à compenser l’incapacité de récolte ou de pâturage consécutif à une pluviométrie excessive. Elle complète la garantie socle couvrant la baisse de production. La nouvelle garantie s’applique d’office à tous les contrats, en dehors des zones inondables ou de lâchers d’eau.

Trop d’eau, pas assez d’eau : on caricature parfois les agriculteurs pour qui les événements météorologiques antagonistes se traduisent systématiquement par des effets dépressifs sur la qualité et/ou sur la quantité des récoltes, qu’il s’agisse de grains ou des fourrages. Sauf que derrière cette caricature, il y a bel et bien une réalité agronomique. Une preuve ? Les prairies. Leurs rendements sont étroitement corrélés à la chaleur et à la pluviométrie. Mais jusqu’à un certain point. En cas d’excès d’eau et plus encore d’inondation, le pâturage tout comme la réalisation d’ensilage, d’enrubannage ou de foin sont impossibles et génèrent immanquablement des pertes fourragères.

La garantie « impossibilité de récolte »

À compter de 2018, l’Assurance des Prairies proposée par Pacifica, la filiale du groupe Crédit Agricole Assurances, s’enrichit d’une garantie complémentaire : l’impossibilité de récolte suite à des inondations ou un excès d’eau. Selon les experts en production fourragère, après une semaine sans exploiter ou récolter au stade optimal, la production de fourrages est affectée en quantité et/ou en qualité. C’est donc entre le 5ème et le 7ème jour qu’un éleveur, empêché de récolter ou de faire pâturer ses animaux, se doit d’avertir son gestionnaire de sinistre. L’indemnisation s’opère au prorata du nombre de jours empêchés sur la période s’étalant entre 1er mai et le 30 septembre, sur la base du capital assuré, déduction faite de la franchise. À noter que cette garantie ne s’applique pas aux terrains classés en zones inondables et aux parcelles servant de zone de réception de lâchers d’eau.

Une garantie pour tous les assurés

Cette nouvelle garantie fait désormais partie intégrante du contrat Assurance des Prairies. Elle vient renforcer la garantie « baisse de production », laquelle repose sur une un Indice de production fourragère (IPF) validé sur des bases scientifiques. L’IPF repose sur des observations satellitaires réalisées à l’échelle communale. L’assuré peut du reste suivre l’évolution de son indice de production sur le site internet Pleinchamp.com. L’IPF de l’année est comparé à l’indice moyen des cinq années précédentes. Le cas échéant, il déclenche le processus d’indemnisation, toujours sur la base du capital assuré, déduction faite de la franchise. Pour cette année 2018, l’Assurance des Prairies peut être contractée jusqu’au 30 avril 2018. Pour rappel, le contrat socle de l’Assurance des Prairies peut être subventionné à hauteur de 65 %.

© Raphaël Lecocq – Uni-éditions – avril 2018